LE PEUPLE DES ABEILLES

Éric Tourneret  photographe

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abeilles © Éric Tourneret

 

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Deux nourrices veillent une larve de reine dans sa cellule.
Les abeilles construisent des cellules royales et élèvent des larves de jeunes reines lorsque la phéromone royale est moins présente dans une ruche trop populeuse ou lorsque la ponte d’une reine vieillissante faiblit.

 

abeilles © Éric Tourneret

 

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Une cellule royale d’une symétrie parfaite pend à un cadre de cire, tête en bas.
Cette cellule n’a pas été encore operculée par les abeilles et l’on observe à l’intérieur une larve de six jours exclusivement nourrie à la gelée royale.
Cette nourriture plus riche assure une croissance rapide à l’œuf, pourtant identique à celui de l’ouvrière.
16 jours s’écoulent entre la ponte de l’œuf et la naissance de la jeune reine, contre 24 jours pour une abeille.
Le poids d’une jeune souveraine est pourtant deux fois supérieur à celui d’une ouvrière.

 

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Les nourricières veillent sur deux cellules royales.
Ces alvéoles en forme de gland, plus vastes que les autres, pointés vers le bas, se détachent sur la régularité parfaite du cadre de couvain.

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Combat de reines.
Dès sa naissance, la jeune reine se met à la recherche de ses sœurs pour les éliminer. Si elle rencontre l’une d’elle déjà née, un combat à mort s’ensuit. Les jeunes reines encore dans leurs cellules seront également éliminées. Armée d’un aiguillon lisse, d’un système de fixation robuste et d’un sac à venin développé, une reine peut piquer ses rivales sans perdre son dard et survivre au combat.
L’ancienne reine n’est pas inquiétée. Entourée de sa cour, elle est protégée de la prétendante qui, non fécondée, n’a pas encore gagné son statut.

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Combat de reines.
Dès sa naissance, la jeune reine se met à la recherche de ses sœurs pour les éliminer. Si elle rencontre l’une d’elle déjà née, un combat à mort s’ensuit. Les jeunes reines encore dans leurs cellules seront également éliminées. Armée d’un aiguillon lisse, d’un système de fixation robuste et d’un sac à venin développé, une reine peut piquer ses rivales sans perdre son dard et survivre au combat.
L’ancienne reine n’est pas inquiétée. Entourée de sa cour, elle est protégée de la prétendante qui, non fécondée, n’a pas encore gagné son statut.

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L’accouplement se déroule en plein vol, à plus de dix mètres de hauteur.
La jeune reine, née cinq à six jours auparavant, ne s’est encore aventurée hors de la ruche que pour son vol de reconnaissance.
Prête à être fécondée car sexuellement mature, elle sort de la ruche par une journée de beau temps sans vent. Là, elle s’accouple avec une dizaine de mâles pour remplir sa spermathèque. L’accouplement est fatal aux faux-bourdons qui se tétanisent pour sortir leur endophallus de leur abdomen. Le couple tombe ensuite à terre et la reine se dégage, laissant sur le sol son prétendant sans vie.

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L’accouplement se déroule en plein vol, à plus de dix mètres de hauteur.
La jeune reine, née cinq à six jours auparavant, ne s’est encore aventurée hors de la ruche que pour son vol de reconnaissance.
Prête à être fécondée car sexuellement mature, elle sort de la ruche par une journée de beau temps sans vent. Là, elle s’accouple avec une dizaine de mâles pour remplir sa spermathèque. L’accouplement est fatal aux faux-bourdons qui se tétanisent pour sortir leur endophallus de leur abdomen. Le couple tombe ensuite à terre et la reine se dégage, laissant sur le sol son prétendant sans vie.

 

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Naissance d'une reine d'élevage.

 

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Naissance d'une reine d'élevage.

 

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Naissance d'une reine d'élevage.

 

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Naissance d'une reine d'élevage.

 

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Coupe d'une cellule royale d'élevage.

 

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Coupe d'une cellule royale d'élevage.

 

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Naissance d'une reine d'élevage.

 

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Naissance d'une reine d'élevage.

 

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Naissance d'une reine d'élevage.

 

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Naissance d'une reine d'élevage.

 

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Naissance d'une reine d'élevage.

 

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Naissance d'une reine d'élevage.

 

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À l'aide d'une spatule, un apiculteur récupère des œufs d'abeille pour l'élevage de reines.

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Une reine entourée de sa cour.

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Une reine seule sur le couvain.
L'on remarque d'une de ses ailes a été coupée pour empêcher l'essaimage.

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Une reine marquée d'un point jaune entourée de sa cour d'abeilles.

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Une reine seule sur du couvain operculé.
L'on aperçoit à gauche des larves dans les cellules.

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Une reine seule sur du couvain operculé.

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Le spécialiste français des reines, Gilles Fert, inspecte un élevage sur un cadre.
Les œufs d’abeilles prélevés sur le couvain sont installés un à un dans de petites cellules en plastique puis chaque œuf est recouvert de gelée royale.
Le cadre est ensuite replacé dans une ruche d’élevage. Les bâtisseuses identifiant un œuf de reine, construisent une cellule royale et les nourrices élèvent ces œufs comme des reines en les nourrissant de gelée royale.
Lorsque les cellules sont refermées (operculées) au bout de six jours, l’apiculteur entoure la cellule d’une petite cage pour éviter que les reines ne s’entretuent à leur naissance.

 

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Au printemps, sur un rucher d’élevage de reines.
L’apiculture moderne nécessite de remplacer les reines tous les deux à trois ans.
L’apiculteur peut ainsi maintenir une forte population dans les colonies par une ponte maximale. La production de gelée royale demande également un élevage constant de reines.
La gelée royale est en effet produite en amenant les ouvrières à nourrir des larves des reines qui seront éliminées lors de la récolte.

 

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L’œuf blanc nacré mesure 1,5 mm pour un diamètre de 0,5 mm. Il est collé au fond de l’alvéole par la reine qui reconnaît d’abord avec ses pattes antérieures la taille de la cellule.
Puis, elle se retourne et plonge son abdomen pour pondre un œuf fécondé s’il s’agit d’une cellule d’ouvrière ou un œuf non fécondé s’il s’agit de la cellule plus grande d’un mâle.
Ici, l’œuf placé au bord de l’alvéole et non au fond indique la ponte d’une ouvrière et donc une ruche dite bourdonneuse, dépourvue de reine.

 

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Une cellule royale d’une symétrie parfaite pend à un cadre de cire, tête en bas.
Cette cellule n’a pas été encore operculée par les abeilles et l’on observe à l’intérieur une larve de six jours exclusivement nourrie à la gelée royale.
Cette nourriture plus riche assure une croissance rapide à l’œuf, pourtant identique à celui de l’ouvrière.
16 jours s’écoulent entre la ponte de l’œuf et la naissance de la jeune reine, contre 24 jours pour une abeille.
Le poids d’une jeune souveraine est pourtant deux fois supérieur à celui d’une ouvrière.

 

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Naissance d'une reine.

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Une reine sur un cadre de cire avec sa cour d'abeilles.

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Échanges entre une reine et une abeille de sa cour.

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Une reine sur le couvain avec sa cour.

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Face à face entre une reine et une abeille.

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Une reine sur un cadre de cire avec une abeille en fond avec ses ailes ouvertes.

 

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Une reine sur un cadre de cire avec une abeille en fond avec ses ailes ouvertes.

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Face à face reine abeille.

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Face à face reine abeille.

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Face à face reine abeille.

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Une partie de l’organisation sociale de la ruche est gérée par les sécrétions de la reine, appelées phéromones.
Cette odeur, qui attire les mâles lors du vol nuptial, est au cœur de la cohésion sociale de la colonie.
Suite aux contacts avec la reine, les ouvrières de sa cour nettoient leurs antennes avec leurs pattes antérieures, ce qui propage la phéromone. Puis elles se déplacent dans la ruche et ont des échanges avec d’autres ouvrières à un rythme très élevé pendant les quinze à trente minutes suivantes.

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Une partie de l’organisation sociale de la ruche est gérée par les sécrétions de la reine, appelées phéromones.
Cette odeur, qui attire les mâles lors du vol nuptial, est au cœur de la cohésion sociale de la colonie.
Suite aux contacts avec la reine, les ouvrières de sa cour nettoient leurs antennes avec leurs pattes antérieures, ce qui propage la phéromone. Puis elles se déplacent dans la ruche et ont des échanges avec d’autres ouvrières à un rythme très élevé pendant les quinze à trente minutes suivantes.

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Une partie de l’organisation sociale de la ruche est gérée par les sécrétions de la reine, appelées phéromones.
Cette odeur, qui attire les mâles lors du vol nuptial, est au cœur de la cohésion sociale de la colonie.
Suite aux contacts avec la reine, les ouvrières de sa cour nettoient leurs antennes avec leurs pattes antérieures, ce qui propage la phéromone. Puis elles se déplacent dans la ruche et ont des échanges avec d’autres ouvrières à un rythme très élevé pendant les quinze à trente minutes suivantes.

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Une partie de l’organisation sociale de la ruche est gérée par les sécrétions de la reine, appelées phéromones.
Cette odeur, qui attire les mâles lors du vol nuptial, est au cœur de la cohésion sociale de la colonie.
Suite aux contacts avec la reine, les ouvrières de sa cour nettoient leurs antennes avec leurs pattes antérieures, ce qui propage la phéromone. Puis elles se déplacent dans la ruche et ont des échanges avec d’autres ouvrières à un rythme très élevé pendant les quinze à trente minutes suivantes.

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Une reine, marquée du chiffre 34 par un apiculteur, est en train de pondre entourée de sa cour.
Quelques abeilles lèchent son corps et un grand nombre la touche avec ses antennes. Le marquage permet à l’apiculteur d’identifier une reine, de connaître son âge et par là même son cycle de ponte.
Lorsqu’elle a deux ans, ses facultés reproductrices sont à leur apogée. Elle peut ainsi pondre jusqu'à 2 000 œufs par jour, soit un œuf par minute, plus que son poids en une seule journée.
Ces facultés s’amenuisent peu à peu au cours de sa troisième puis de sa quatrième année.

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Reconnaissable à sa taille, la reine est plus longue que l’ouvrière.
Elle mesure 18 à 20 mm contre 14 à 15 mm pour l’abeille. Sa démarche sur les cadres de cire est plus lente. Elle se déplace toujours entourée d’une cour qui veille sur elle.
Une reine peut vivre cinq années au cours desquelles elle pond près de cinq millions d’œufs. C’est un exemple de fécondité exceptionnel dans la nature.

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Reconnaissable à sa taille, la reine est plus longue que l’ouvrière.
Elle mesure 18 à 20 mm contre 14 à 15 mm pour l’abeille. Sa démarche sur les cadres de cire est plus lente. Elle se déplace toujours entourée d’une cour qui veille sur elle.
Une reine peut vivre cinq années au cours desquelles elle pond près de cinq millions d’œufs. C’est un exemple de fécondité exceptionnel dans la nature.

abeilles © Éric Tourneret

 

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Reconnaissable à sa taille, la reine est plus longue que l’ouvrière.
Elle mesure 18 à 20 mm contre 14 à 15 mm pour l’abeille. Sa démarche sur les cadres de cire est plus lente. Elle se déplace toujours entourée d’une cour qui veille sur elle.
Une reine peut vivre cinq années au cours desquelles elle pond près de cinq millions d’œufs. C’est un exemple de fécondité exceptionnel dans la nature.

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Reconnaissable à sa taille, la reine est plus longue que l’ouvrière.
Elle mesure 18 à 20 mm contre 14 à 15 mm pour l’abeille. Sa démarche sur les cadres de cire est plus lente. Elle se déplace toujours entourée d’une cour qui veille sur elle.
Une reine peut vivre cinq années au cours desquelles elle pond près de cinq millions d’œufs. C’est un exemple de fécondité exceptionnel dans la nature.

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Reconnaissable à sa taille, la reine est plus longue que l’ouvrière.
Elle mesure 18 à 20 mm contre 14 à 15 mm pour l’abeille. Sa démarche sur les cadres de cire est plus lente. Elle se déplace toujours entourée d’une cour qui veille sur elle.
Une reine peut vivre cinq années au cours desquelles elle pond près de cinq millions d’œufs. C’est un exemple de fécondité exceptionnel dans la nature.

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Séquence de la naissance d'une reine.