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Le village de Gadel-Gareyéro, 400 habitants, la moitié des hommes pratique l’apiculture. Une centaine d’Isba en troncs de pins aux fenêtres peintes aux couleurs vives, entouré de forêts de chênes, de bouleaux, de trembles, d’érables et des tilleuls.

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Devant une isba, des babouchkas en foulards multicolores concourent pour le prix des villages fleuris. La boisson nationale bashkir est une sorte d’hydromel avec des plantes nommées « hitabalé ».

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Gadel-Gareyero est un village uniquement bashkir. Depuis la disparition des Kolkhozes, les jeunes quittent le village pour aller s’installer en ville pour trouver du travail. Les pins des Isbas sont coupés pour en transporter plus facilement le bois en le traînant sur la neige.

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À l’épicerie de Gadel-Gareyero. Les villageois Bashkirs vivent en auto-suffisance, ils n’achètent dans les épiceries que les produits qu’ils ne produisent pas : la farine, le sucre, les vêtements…

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La Réserve de Shulgan Tash est située sur les contreforts sud de l’Oural et sa géographie montagneuse la protéger de l’exploitation forestière industrielle.

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Regard d’enfant au travers d’une fenêtre en bois sculpté ornée de rideaux blancs et de pots de fleurs.

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Le village de Gadel-Gareyéro, 400 habitants, la moitié des hommes pratique l’apiculture. Une centaine d’Isbas en troncs de pins aux fenêtres peintes aux couleurs vives, entouré de forêts de chênes, de bouleaux, de trembles, d’érables et des tilleuls.

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Vendredi à la mosquée de Gadel-Gareyero, les femmes en prière. Dans cette république, l’islam est surtout pratiqué par les vieilles générations rurales, celles-là mêmes qui ont le moins souffert de l’éducation athée des écoles soviétiques.

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Portrait d’une babouchka qui porte sur ses traits les origines orientales de son peuple.

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Les Bashkirs sont plutôt une population rurale qui a beaucoup d’enfants. La population de la république du Bachkortostan est de 4 millions et la population Bashkir est de 1,5 millions.

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Dans la rue principale de Gadel-Gareyéro, les enfants du village à vélo s’amusent devant les oies qui se chauffent au soleil.

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Dans la rue principale de Gadel-Gareyéro, les enfants du village profitent d’une journée ensoleillée.

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Population rurale, les Bashkirs ont beaucoup d’enfants ; confiants dans la protection du dieu de l’islam.

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Pour organiser la récolte, nous avons besoin de plusieurs chevaux et les voisins de Sabit Galin sont mis à contribution. Un garde forestier examine une boîte à miel en bois nommée « Batman ».

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Dans le jardin de Sabit Galin, les gardes forestiers se concertent pour organiser la récolte.

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Issangugin Sentimir sort de son Isba une boîte à miel Batman à la main.

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Éleveurs de chevaux depuis toujours, les Bashkirs ruraux l’utilisent encore comme de moyen de transport, pour les travaux des champs. Autrefois, la viande, le lait de jument était les principales nourritures des Bashkir.

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À l’entrée de la réserve de Shulgan Tash. En juillet-août, le parc reçoit 20 000 visiteurs. Après la Seconde Guerre mondiale et la généralisation des ruches à cadres dans les kolkhozes, les scientifiques productivistes de l’époque ont cherché un meilleur rendement en miel et ont importé des abeilles de souches caucasiennes et italiennes. En 1979, le gouvernement soviétique a commencé à protéger le patrimoine génétique de la race Burzyan, l’abeille des grands froids.

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Sabit Galin à cheval, en route pour la récolte s’arrête pour remplir une fiche de passage qu’il remet dans une boite au lettre fixée à un arbre. Tous les accessoires de l’apiculteur bashkir sont réunis la monture de Salim. L’enfumoir, la planchette de maintient, la corde de cuir pour escalader les pins centenaires porteurs de ruches.

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Des Bortyes sculptés près du musée apicole de la réserve. À l’époque communiste, les « bortyes » n’ont pas été collectivisés. Les bortyevics pouvaient en récolter le miel qui était alors moins cher que celui de ruches modernes.

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Le musée apicole de la réserve de Shulgan Tash retrace la vie des bortyevics.

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Alkar Isanomatov, Issangugin Sentimir, garde-forestiers, apiculteurs, partent à cheval pour récolter leurs bortyes pour le compte de la réserve.

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Sabit Galin à cheval déguste les baies sauvages. La connaissance de nature permet aux Bashkirs ruraux de vivre an quasi-autarcie.

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Sabit Galin décharge sa monture et installe le nécessaire pour la nuit dans une cabane de la réserve.

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Sabit Galin et Aglam Ramujin, gardes forestiers, installent le campement pendant la récolte du miel. Au gré des précipitations de septembre, les températures varient de 25° les jours de soleil à 8° les jours de pluie. La nuit, la température peut chuter à –5°. Puis la neige envahit le paysage pendant 6 mois.

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Sabit Galin et Aglam Ramujin, gardes forestiers autour d’une table improvisée dans le campement.

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Sabit Galin traverse une zone de steppe sur un plateau entouré de collines boisées.

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Sabit Galin à cheval au pied d’un immense pin. Les arbres à miel d’une famille sont utilisés pendant 200 à 300 ans.

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Le signe de famille est appelé Tamga. Cette tradition s’est généralisée sous la Horde d’Or pour recenser le nombre de ruches et payer l’impôt «Yasak ».

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Sabit Galin prépare son enfumoir avant la récolte.

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Sabit Galin se prépare pour escalader le pin centenaire. Une corde en cuir autour de la taille, il monte à la mode des élagueurs, les pieds soutenus par les encoches creusées dans le tronc par son arrière grand-père.

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Sabit Galin escalade le pin centenaire. Une corde en cuir autour de la taille, il monte à la mode des élagueurs, les pieds soutenus par les encoches creusées dans le tronc par son arrière grand-père.

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Une corde en cuir autour de la taille, le bortyevic escalade le tronc à la mode des élagueurs, les pieds soutenus par les encoches creusées par son aïeul.

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Sabit Galin en pleine récolte chasse les abeilles avec son enfumoir. L’abeille Burzyan est particulièrement douce et attaque rarement un apiculteur méticuleux.

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Sabit Galin perché à 8, 9 mètres du sol enfume l’entrée de la ruche avant de la récolter.

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Séquence de récolte. L’apiculteur enlève déjà le treillis protecteur de feuille et de grillage. Puis, il décèle les pends de bois pour accéder aux galettes de miel.

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Sabit Galin sert au campement une galette de miel fraîchement récoltée. Même si ce miel traditionnel est préparé à partir de la flore variée et multiple de la réserve, il a un goût très prononcé de tilleul. Le Bashkortostan compte les plus grande forêt de tilleul de Russie.

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Le Bachkortostan est un pays de montagnes, de steppes immenses, des forêts verdoyantes, de vallées. Il compte 600 rivières et 800 lacs. Ici, la rivière Blanche traverse la réserve.

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Rafic Yumaguzhin, 54 ans, apiculteur comme son père dans son jardin entouré de ses 40 ruches. du village de Gadel-Gareyéro.

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Dans la salle de classe, Rafic Yumaguzhin enseigne l’apiculture aux jeunes Bashkirs du village depuis 1993.

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Rafic Yumaguzhin entouré de ses élèves ouvrent une ruche au rucher de l’école secondaire de Gadel-Gareyero.Les Bachkirs apprécient le courage, le savoir-faire. Ils sont assez conservateur et ils méprisent la cupidité.

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Les abeilles commencent leur activité et sortent des ruches vers début mars les fleurs des saules et la saison se finit à la mi-octobre.

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Alkar Isanomatov, Issangugin Sentimir, gardes forestiers apiculteurs. Le directeur de Shulgan Tash, Mikhail Nikolaevich Kosarev a proposé au gouvernement une extension de la réserve 37 000 hectares pour mieux protéger l’abeille Bachkir. L’apiculture privée se développe rapidement et le risque d’hybridation croît chaque année.

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Portrait d’Alkar Isanomatov, ranger-apiculteur. Ce statut particulier a été crée par le directeur de la réserve Mikhail Nikolaevich Kosarev. Aujourd’hui, il y a 15 gardes forestiers, apiculteurs, tous descendants des gardiens d’abeilles sauvages.

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Issangugin Sentimir, 35 ans, a deux petites filles. Il a eu la chance de découvrir l’année dernière deux tavernes d’ours en dehors de la réserve et en a indiqué l’emplacement à des chasseurs pour la somme de 1 500 € la tanière. La chasse à l’ours est autorisée en dehors de la réserve avec un licence.

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Séquence de récolte. L’apiculteur enlève déjà le treillis protecteur de feuille et de grillage. Puis, il décèle les pants de bois pour accéder aux galettes de miel. Il laisse 10 à 12 kilos de miel pour que la colonie puisse passer l’hiver.

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Séquence de récolte. L’apiculteur enlève déjà le treillis protecteur de feuille et de grillage. Puis, il décèle les pants de bois pour accéder aux galettes de miel. Il laisse 10 à 12 kilos de miel pour que la colonie puisse passer l’hiver.

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Séquence de récolte. L’apiculteur enlève déjà le treillis protecteur de feuille et de grillage. Puis, il décèle les pants de bois pour accéder aux galettes de miel. Il laisse 10 à 12 kilos de miel pour que la colonie puisse passer l’hiver.

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Séquence de récolte. L’apiculteur enlève déjà le treillis protecteur de feuille et de grillage. Puis, il décèle les pants de bois pour accéder aux galettes de miel. Il laisse 10 à 12 kilos de miel pour que la colonie puisse passer l’hiver.

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Séquence de récolte. L’apiculteur enlève déjà le treillis protecteur de feuille et de grillage. Puis, il décèle les pants de bois pour accéder aux galettes de miel. Il laisse 10 à 12 kilos de miel pour que la colonie puisse passer l’hiver.

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Issangugin Sentimir avec sa boite batman pleine de 8 kg de miel.

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Le Bachkortostan est un pays de montagnes, de steppes immenses, des forêts verdoyantes, de vallées. Il compte 600 rivières et 800 lacs.

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Près du musée apicole de la réserve, un rucher moderne permet la production de colonies et de reines pour le programme de repeuplement de l’abeille Burzyan.

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Issangugin Sentimir récolte un bortye sur un sapin à miel entouré de bouleaux. Les bortyes sont censés décourager les ours. Autrefois, la chasse à l’ours était pratiquée par les Bashkirs qui amenaient leurs garçons pour les initier. L’ours était une source de nourriture.

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La grotte de Kapova se trouve dans la réserve de Shugan Tash. Les touristes y observent des peintures rupestres de mammouths et des rhinocéros ( -14 000 av. J.-C.). Pendant la période glaciaire, les glaciers se sont arrêtés à près de 100 Km au nord de cette cavité.